Plier une hirondelle

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Jeudi 6 février, la rencontre entre Margret Kreidl et Lucie Taïeb, qui devait être « juste » un dialogue entre deux écrivaines, l’une autrichienne, l’autre française, a été introduite par une performance surprise. Comme la lecture inattendue de Lampedusa Beach, la veille, par Céline Sammie, ce fut un moment fort du festival et nous a consolé du fait que le texte français de Eine Schwalbe falten n’était pas encore disponible.

Sümeyra Yilmaz, comédienne, étudiante et amie de Margret Kreidl dans son cours d’écriture au séminaire Max Reinhardt à Vienne, nous a présenté un large extrait du texte en lecture performée. Quelques heures sous la direction de Lucas Ceypek et Margret Kreidl ont suffi pour donner à ce qu’elle même a appelé une improvisation un habit très professionnel et élaboré.

« La chambre a une porte et une fenêtre. Deux ailes. Il y a un chapeau sur la chaise. Une tache jaune, une corde blanche. Les marguerites brillent sur la nappe. Aujourd’hui le lit est bleu. Le rideau tremble. Marron, et chaussettes. Regarde avant de sauter. »

Margret Kreidl, Plier une hirondelle, Les inaperçus, 2020.

Mais je vous laisse juger vous-mêmes. Pour vraiment apprécier la lecture, je l’ai extraite de la vidéo de la rencontre complète.

Plier une hirondelleMise à jour 8 juin 2020 : On peut commander le livre chez les Inarperçus et le trouver désormais en librairie, Nathalie Quintane a écrit une préface et Carole Darricarrère une critique sur Sitaudis

à lire :

Quintane, N. (2010). Tomates. POL.
Quintane, N. (2018). Un œil en moins. P.O.L.

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