Lucie Taïeb

C’est à Berlin que cette histoire commence, comme peut-être commencent désormais à Berlin toutes les histoires de ruine, de hantise et d’oubli. Nous sommes au tout début du xxie siècle et je tra- vaille, presque par hasard, au sein d’une commis- sion qui recherche, dans les archives berlinoises, les dossiers de demandes d’indemnisation des descendants ou des proches parents de victimes juives de spoliation durant la Seconde Guerre mondiale.

Freshkills, La contre-allée, 2020

Biographie

Lucie Taïeb enseigne l’allemand et la littérature comparée à l’université de Bretagne occidentale. Mais elle écrit aussi et performe des poèmes et récits, traduit des poètes « intraduisibles » comme Ernst Jandl et Friederike Mayröcker. Ses romans témoignent d’un rapport au monde onirique sans pour autant négliger le quotidien, l’ordinaire. Résolument féministe, son écriture est forcément imprégnée du politique. 

Depuis plusieurs années elle se passionne pour les déchets sous toutes leurs formes. Un premier aboutissement de cette recherche est un petit, mais important essai précis et personnel sur la gigantesque décharge Fresh Kills et sa reconversion en base de loisir newyorkaise.

Bibliographie

  • Les échappées, L’ogre, 2019.
  • Freshkills, Récycler la terre, Varia, 2019 (réédition par la Contre-allée, 2020).
  • Peuplié, Lanskine, 2019.
  • Safe, L’ogre, 2016.tout aura brûlé, Les inaperçus 2013.

Articles annexes

Auteur·ices